à Abou Ghraib ...

14/06/04 - Usage des chiens à Abou Ghraib : l’ordre venait d’en haut, selon la presse US

Des officiers de haut rang du renseignement US ont donné l¹ordre aux gardiens de la prison irakienne d¹Abou Ghraib d¹utiliser des chiens pour intimider les prisonniers, affirmait samedi 12 juin le Washington Post, en citant les témoignages sous serment de gardiens. Selon ces témoignages, deux maîtres-chiens se sont même livrés à un concours pour déterminer lequel parviendrait à faire uriner sur eux le plus de prisonniers en les effrayant avec leur animal. Toujours selon le journal, les sergents Michael Smith et Santos Cardonas ont assuré aux enquêteurs que des membres du renseignement présents à Abou Ghraib leur ont demandé à plusieurs reprises en décembre et janvier derniers d¹amener leur chien pour participer aux interrogatoires de prisonniers. Tous deux ont expliqué que le colonel Thomas Pappas, l¹officier du renseignement le plus gradé à Abou Ghraib, leur avait assuré que l¹utilisation des chiens lors d¹interrogatoires avait été approuvée à un niveau supérieur, affirme encore le Washington Post. Ces déclarations constituent à ce jour l¹indication la plus claire que certains sévices subis par les prisonniers d¹Abou Ghraib étaient autorisés, voire encouragés, par la hiérarchie. Sept soldats US, parmi lesquels ne figure aucun officier, ont été inculpés après la publication de photos prouvant l¹ampleur des mauvais traitements infligés dans cette prison. Certains clichés montraient notamment des bergers allemands en train d¹aboyer d¹un air menaçant devant des prisonniers dénudés et agenouillés, les mains attachées derrière le dos. Jeudi, le président Bush avait pourtant déclaré que seules des méthodes d¹interrogatoires autorisées par la loi américaine avaient été utilisées en Irak et en Afghanistan. Source : L¹Orient-Le Jour, 13 juin 2004

 
14/06/04 - Les avocats de la ³chienne d¹Abou Ghraïb² veulent citer une centaine de témoins

Les avocats de la soldate de première classe Lynndie England, un des sept membres de la police militaire poursuivis pour les sévices à la prison d¹Abou Ghraïb ont dressé une liste impressionnante de témoins qu¹ils voudraient citer à compraître au procès de leur cliente, dont l¹audience préliminaire est prévue pour le 22 juin. Outre une douzaine de détenus et seize militaires, ils ont mis dans leur liste tout le gratin du commandeement, depuis le vice-Président Dick Cheney jusqu¹au général Geoffrey Miller, en passant par Rumsfeld, Wolfowitz, Cambone, Ricardo Sanchez et Antonio Taguba. mais il y a peu de chances que tous ces témoins soient cités à comparaître. L¹argument principal de la défense de Lynndie England est qu¹elle a agi sur ordre des officiers des services de renseignement chargés des interrogatoires des prisonniers. Ces ordres étaient de ³ramollire², ou d¹ ³attendrir² les prisonniers avant les interrogatoires. Les autres policiers militaires inculpés auront aussi leurs audiences préliminaires dans le courant du mois de juin. Source : Pittsburgh Post-Gazette, 13 juin 2003

Les photos de l’horreur